LOGAN, la critique

05/03/2017

En 2029, on ne parle plus des mutants. Encore moins de l’Institut. Logan veille alors sur un Charles Xavier nonagénaire qui perd peu à peu la maîtrise de ses pouvoirs. Lui-même commence sérieusement à subir le poids des années et des multiples expériences qu’a subi son corps.
Bien qu’il ait renoncé à vivre un jour en paix, il aspire à se tenir éloigné de son ancienne vie. C’est alors qu’apparaît une jeune adolescente dont il n’aura d’autre choix que de la protéger.

 

Logan est un cadeau au public et pour moi, la plus fine mise en scène de ce qu’est être l’interprète indiscutable d’un personnage de la Pop culture, qui doit se résigner face au temps qui passe. Evidemment le personnage de Wolverine était le plus pertinent pour développer ce thème.

Avec ce film, Hugh Jackman nous explique qu’il ne peut plus être Wolverine. Pas parce qu’il n’en a plus envie, par lassitude artistique ou exigence des studios, mais parce qu’il a un profond respect pour ce personnage. Il lui doit beaucoup et il le sait, mais il ne veut pas se fourvoyer dans d’autres épisodes où il ne pourrait plus lui offrir sa stature puissante et sa rage caractéristique. Wolverine est un personnage exigeant, une bête sauvage et qui surtout a la particularité de ne pas vieillir. James Mangold lui répond alors : “Tu vieillis, alors dans mon film, Wolverine vieillit. C’est comme ça parce que Logan c’est toi.” Et dans Logan, la position de l’acteur et l’intrigue du personnage sont absolument indissociables.

 

Ici, on est très loin des X-Men, de leur design, de leur étalonnage bleutés et de leur musiques tonitruantes. Dans ce film, c’est un peu plus de naturalisme et de dépouillement que l’on recherche. Le soleil, la poussière, et surtout le sang viennent bousculer nos habitudes vis-à-vis de la saga. Cependant, énormément de scènes font directement écho aux moments de bravoure des précédents films, pour rappeler sans cesse ce poids du passé. De même, Logan est marqué par la répétitions de nombreux plans de réveil du personnage, comme une vie qui n’en finit pas. Des épisodes qui se succèdent dans la souffrance d’un corps que l’on voit encore fort mais indéniablement fatigué et qui peut-être aimerait un jour ne plus se réveiller pour qu’enfin cette vie de morts s’arrête.

 

Autour de Hugh Jackman, l’ancienne et la toute nouvelle génération.

Pour sa part, Patrick Stewart maîtrise toujours son personnage, bien entendu, mais ce long métrage lui permet d’en explorer de nouvelles facettes. Il est bien loin le temps de l’Institut et des grandes morales, et il est intéressant de le voir un peu descendu de son piédestal.
La surprise du film vient du personnage de Laura, interprétée par Dafne Keen, qui parvient, avec une facilité déconcertante, à tenir tête à Hugh Jackman.

On pourra peut-être reprocher à Logan la pauvreté de ses antagonistes bien qu’ils ne soient pas le coeur du sujet, ainsi que l’éventuelle durée un peu excessive du film, bien qu’il me semble qu’elle soit indispensable au sentiment de fatigue quant à la difficulté du parcours engagé par son personnage principal.

 

Pour conclure, oui, il y aura d’autres interprètes de Wolverine, comme il y a eu d’autres James Bond, mais Hugh Jackman a placé la barre tellement haut qu’il sera toujours la référence.

Il le prouve tout au long du film. Il n’a même pas besoin des accessoires du griffu pour incarner le personnage. Boiteux, barbu, et même affublé de lunettes, Hugh Jackman reste Wolverine. A travers tous les films X-Men, il a prouvé qu'il avait donné corps à une figure irremplaçable du cinéma. On appelle ça une icône, et ma génération aura eu le bonheur de la voir naître puis disparaître de la meilleure des façons.

Dans des films parfois moyen, et beaucoup d’autres réussis, lui a toujours donné son maximum, allant même jusqu’aux extrêmes limites de ses capacités physiques. Et je n’oublierai jamais que c’est par une petite scène de bar, où il a sorti ses griffes pour la première fois, que la déferlante de films de super héros actuelle a démarré. C’est le premier à nous avoir fait croire que ça pouvait être vrai.

Dans une scène de Logan qui peut prêter à sourire mais qui est pourtant pleine d’une symbolique importante, le public, comme la nouvelle génération, demande à Logan/Hugh Jackman d’être vraiment Wolverine une dernière fois. Il enfile un débardeur à peu près propre, et évidemment, les quelques minutes suivantes ne nous déçoivent pas. Et peu importe si l’on tente de le copier ou de le rajeunir, il est unique. Au terme du film, cette idée est limpide : X-Men ce sera toujours lui, et lui sera toujours un X-Man. Quelque soit la nouvelle génération qui arrive, elle sera toujours redevable de ce personnage, et au delà de son interprète : Hugh Jackman.

 

 

Plutôt qu'une bande annonce, un petit Top 5 de mes scènes favorites : 
1 - la scène du bar - X-Men (1999)

2 - l'expérience Arme X - X-Men Origins - Wolverine (2009)

3 - l'attaque de l'Institut - X-Men 2 (2003)

4 - Wolverine VS. Shingen Yashida - Wolverine, le Combat de l'Immortel (2013)

 5 - scène d'ouverture - Logan (2017)

 

OUPS ! Pour celle-ci, il faudra aller voir le film en salle =p

 

 

 

De James Mangold


Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen...
Genres :  Action, Fantastique, Aventure
Nationalité : USA

Durée : 2h17min

 

Sortie le 1er mars 2017


 

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