LIFE, la critique


Moi qui m’attendais au récit de quelques petits impondérables dans l’espace, finalement je me dis qu’une virée avec un xenomorphe, ça n’est pas si mal.


A bord de la Station Spatiale Internationale, les premiers échantillons rapportés de Mars sont analysés. Très vite, on y découvre une bactérie prouvant l’existence d’une forme de vie extra-terrestre. Prochaine étape, tenter de réveiller cette créature unicellulaire.


Si le scénario de Gravity m’avait laissé un peu sur ma faim, je suis extrêmement satisfait que sa sortie ait permis le retour de grand film de science-fiction. Alors que le genre était quelque peu moribond, trop rare, ce succès public et critique a permis une succession des projets qui ne semble pas vouloir s’arrêter.

Après, Sunshine, Moon, Gravity, Interstellar et Passengers (j’en oublie certainement), le genre spatial nous revient avec Life, un thriller horrifique, en huis clos, qui rappellera quelque peu Alien, pour le meilleur. Dans l’espace, personne ne vous entendra crier, c’est peut-être pour ça que les titres sont toujours aussi courts !


Après la sobriété travaillée d’Enfant 44, Daniel Espinosa nous revient donc avec ce long métrage plein de symboles, au coeur de la Station Spatiale Internationale. En effet, tournant sans relâche aux limites de notre stratosphère, celle-ci devient peu à peu une épée de Damoclès prête à s’abattre sur la Terre. Dans la même logique, la mise en scène des différents niveaux de sécurité de l’engin spatiale forme une boîte de Pandore qui ne demande qu’à s’ouvrir. Les bases sont ainsi posées d’un scénario mécanique, simple, qui ira au bout de sa logique.


Une chose est sûre, Espinosa connaît ses classiques. Pour lancer la machine, et obtenir notre adhésion, il prend le temps de nous faire visiter la station, nous présente les personnage, le rôle de chacun et leurs interactions. Ainsi, au delà de l’identification, on comprend ce que représenterait la perte d’untel ou untel au sein de l’équipage. Chacun porte ses motivations, dans la formation d’un groupe où éventuellement les volontés de s’en sortir seront variables.

De même, il place face à nous un casting de visages connus, principalement Jake Gyllenhaal, Ryan Reynolds, Rebecca Ferguson (que l’on avait découvert dans le dernier Mission : Impossible) de manière à pouvoir distiller quelques surprises.


Bien sûr, sur cet équipage vient s’abâttre une redoutable menace, dont je ne dirai rien, à part que son design et sa mise en scène sont très efficaces. En clair, malgré le fait que je sois “un bonhomme t’as vu !”, je me suis par moment fait tout petit dans mon siège. Puis j’ai sursauté parfois, ce qui m’a permis de ne pas rester bloqué finalement.


Qu’il est bon de voir un cinéma de genre avec des moyens, qui prenne le risque de réactualiser les vieilles mécaniques du cinéma, tout en démontrant qu’elles demeurent toujours aussi efficaces.

Au milieu du flot de film qui sortent chaque semaine, je pense que Life aura du mal à se faire une place, cependant je pense qu’il a le potentiel pour devenir peu à peu un bon petit classique.


De Daniel Espinosa

Avec Jake Gyllenhaal, Ryan Reynolds, Rebecca Ferguson... Genres : Science fiction, Thriller Nationalité : USA

Durée : 1h44min

Date de sortie 19 avril 2017

© 2017 Les Critiques de Nico. Créé avec Wix.com

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